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 Toujours endormi . . . - par A. Montazeau

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MessageSujet: Toujours endormi . . . - par A. Montazeau   Jeu 8 Avr 2010 - 7:28

Toujours endormi . . .

Yoan était triste. Alors pour se détendre, il alla se promener en ville. Il aimait aller sur le quai au bord du fleuve. Il mit ses mains sur la belle balustrade repeinte récemment. La peinture était encore uniformément blanche mais elle ne durerait sûrement pas à cause de l'humidité du fleuve. Il regarda le bateau qui s'y trouvait, Yoan aimait admirer cet engin qui permettait de flotter sur l'océan, de voler sur l'horizon car il lui donnait une impression de liberté. Un de ses rêve était, d'ailleurs, de pouvoir monter à bord pour admirer l'étendu bleu qu'était la moitié de la terre, de la visiter. En plus de cela ce bateau était grand et beau, couleur cyan, il reflétait la couleur de l'eau. Il avait accosté il y a déjà quelques jours. Yoan l'avait remarqué en revenant du collège et avait stopper net envoûté par son charme.

A présent, étant apaisé et détendu il rentra chez lui. Yoan s'assit sur son lit. Sa mauvaise note en rédaction l'avait complément assommé. Il se coucha et ferma les yeux aussi sec...

Quand je les rouvris, je fus très étonné : j'étais assis à table devant une assiette de soupe ! Par quel miracle étais-je arrivé ici ? C'était une maison étrangement familière : il y avait les mêmes rideaux et tapis que chez moi ainsi que la cheminée. Dessus, reposaient divers objets, une chouette en bois attira mon attention. Elle ressemblait à celle que m'avait donnée mon grand-père. J'entendis des voix à côté de moi. Je tournai la tête et vis mes parents :
- Yoan, manges ! me dit ma mère. Ta soupe va refroidir !
- Ta fille n'est pas encore revenue, Florence ? Interrogea mon père. Elle devrait être rentrée depuis longtemps !
- Oh, mon dieu, mais c'est vrai ! Pourvu qu'elle n'ait pas été kidnappée par un rôdeur !
- Qui sont les rôdeurs ? demandais-je d'une voie timide.
- Ils sont arrivés il n'y a que quelques jours et déjà plusieurs enlèvements ! Ces hommes sont horribles ! Ils kidnappent les enfants qui sortent le soir ! Ma mère éclata en sanglots.
- Nous n'en sommes pas sûr . . . Carole a pu rester plus longtemps chez ton amie . . .
Derrière son air fort et solide je distinguai quelques faiblesses qui laissaient penser qu'il était très triste lui aussi par cet incident qui risquait de nous coûter. Je détestait savoir que ma soeur était peut être en danger de mort ou pire encore mais ce que je détestait encore plus c'était de voir mes parents tristes et impuissants. Je ne le supporterais pas davantage. C'est là que je pris ma décision.

Le lendemain, je rentrai avant mes parents, comme je l'avais prévu. Je laissai un mot en leur disant que c'était mon devoir et que surtout, c'était la seule solution. J'allais retrouver Carole et j'avais un plan. Étant enfant, ça me serait plus facile. J'ajoutai qu'il ne fallait pas qu'ils s'inquiètent (même si c'était totalement impossible). J'écrivis un « à bientôt » hésitant et un « Je vous aime » en très gros. Je pris un canif, un laser et un mouchoir, je mis le tout dans mes poches et je partis.

Il faisait vraiment noir, seuls les lampadaires donnaient un peu de gaieté dans ce paysage obscur. Je regardais autour de moi et inspectais les environs. Mon humeur ne s'améliora pas lorsque j'aperçus un homme plutôt baraqué installé dans l'ombre. Un marin à en juger par sa tenue : barbe noire très emmêlée, un béret, un grand manteau en lainage et une lanterne. J'avais l'impression que c'était bien l'homme que je cherchais. La chance devait me sourire . . . Me voilà ironique !!!
Mon pas ralenti quand l'homme s'approcha de moi et sa voix grave résonna dans ce silence de mort :
- Êtes-vous perdu jeune homme ?
Alors, c'était ainsi qu'agissait un rôdeur ? Il prétendait aider mais ne conduisait jamais ces cibles à destination...
- Oui ! Je rejoignais le port.
- J'y allais moi aussi justement !!! me répondit-il avec un sourire en coin.
Ça y était, j'avais peur : ma peau se glaça.

Il devait être satisfait qu'un autre enfant soit tombé dans son piège. Combien d'enfants s'étaient déjà fat piéger ?? L'école était vide à présent ??? Mais la vrai question c'est : Que font-ils de tout ses enfants ???
Mais leur plan échouerait !
Il me conduisit jusqu'au fleuve où je vis un grand bateau aux voiles repliées. Sa coque se noyait dans l'eau noire. Ses mâts interminables et se fondaient dans l'obscurité. La brume gommait les détails du paysage et l'eau me paressait très profonde, sans fond. La balustrade qui était devant moi ressemblait à celle que je connaissais, mais était rouillée. Sa peinture se décomposait, l'humidité la tuait. Je tournais la tête et distinguai de grands immeubles, probablement les premiers de l'époque à en juger par leurs architectures. Ils devaient être en pierre ainsi que le viaduc que j'apercevais au loin.
Soudain, l'homme me prit par le bras, leva sa lanterne et la bateau s'avança.

Il m'obligea à monter à bord et me présenta, d'un air moqueur, à l'équipage. J'entendis leurs rires moqueur et cruels appuyer sur moi comme une plaie l'aurais fait. Ces hommes détenaient ma sœur, j'en était sûr à présent. J'espérais qu'il n'était pas trop tard. Puis il m'entraîna dans une cabine et me ligota. Il serra les liens si forts que je criai. Mes poignets me brûlaient et bientôt je sentis mon dos se casser quand il me poussa d'un coup au fond de la pièce où je m'écroulai.
C'est là que je pris conscience des risques que j'avais pris. Qu'allait-il m'arriver ? Je n'en savais rien. Il fallait que je retrouve Carole ! C'était le principal ! Alors je pris une profonde inspiration et me calmais.

Je me réjouis quand je vis le visage de ma sœur émerger de l'ombre de la cabine. Elle avait un bâillon sur la bouche. Ses yeux se mirent à pétiller de joies quand ils me regardèrent.
L'homme partit et ferma la porte. Je me rapprochai de ma sœur et je vis alors deux autres filles et un garçon qui devaient avoir à peut près mon âge. Leurs visages reprirent à vue d'œil des couleurs quand mon visage leur apparurent.
Alors je me mis à réfléchir, mon cerveaux se mis à bouillonner.

En nous tortillant tous deux, Carole réussit à sortir mon canif de ma poche de jeans.
Quelques minutes plus tard, nous étions tous les cinq près de la porte, qui, pour notre plus grand bonheur, était restée ouverte. Nous nous faufilâmes discrètement hors de la pièce.

On entendit soudain :
- Ah, les sales gosses ! Ils s'échappent !
On sauta dans l'eau. Elle était froide, sombre, mais tout de même, quelques lumières s'y reflétaient. C'est ce qui nous permit de rejoindre le rivage. Nous sortîmes de l'eau avec difficulté car nos habits étaient mouillés. Carole était blanche comme neige, les autres jeunes filles étaient pétrifiées. Le garçon lui, par contre avait reprit courage. Il m'aida à remettre les filles debout et nous partîmes en courant.

Nous rentrâmes chez mes parents. Ils s'écrièrent de joie lorsqu'ils nous virent arrivé. Ma mère me serra contre elle, elle fit de même pour ma sœur. Ils nous accueillirent tous les cinq, nous apportèrent des serviettes, de la soupe bien chaude et nous installèrent devant la cheminée. Ils se mirent à pleurer de joie.

Quand Yoan rouvrit les yeux, il était à nouveau assis sur son lit, dans sa chambre. Un rêve bien étrange, se dit-il. Il était heureux d'être revenu dans son époque. Cette vision du passé, complètement irréelle, l'avait terrifié . . .
- Yoan ! A table ! appela sa mère.
Il descendit. Il remarqua qu'elle avait installé les tapis pour l'hiver et son père était en train d'allumer la cheminée.
- Voilà ! Ça va nous réchauffer ! Le vent s'est levé et à la météo ils ont prévu un mauvais temps pour la semaine.
La chouette en bois de son grand-père se trouvait sur la cheminée.
Yoan s'assit à table.
- Florence, ta fille n'est pas encore revenue ?
Mon cœur s'arrêta de battre pendant une fraction de seconde.
Si le rêve que j'avais fait était une vision du futur ? . . .



A. Montazeau
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